Mis à jour le 28.07.2017

Sittaford Stone Circle (Devon, Angleterre), nouvelles fouilles.

Icône actu internationale Le site du Okepamton Times revient sur la découverte d’un cercle de pierres, appelé Sittaford Stone Circle, dans le parc national du Dartmoor, dans le Devon, au nord de Plymouth. Le site avait été découvert en 2008 par un archéologue amateur (Alan Endacott) , voir chronique du 29/05/2015 de megalithe.be, et vient de faire l’objet de nouvelles recherches.

Il n’avait pas été touché depuis la préhistoire, ce qui est très rare comme le souligne Lee Bray, archéologue au Dartmoor National Park Authority. En effet, de nombreux cercles de pierres du Dartmoor ont subi diverses sortes de remaniements plus ou moins récents ; certains ont été utilisés comme carrières, d’autres ont fait l’objet de « fouilles » par des « antiquaires » et par les premiers archéologues, notamment au XIXe siècle. C’est dire le potentiel offert par Sittaford Stone Circle pour la compréhension des cercles de pierre régionaux.

Le monument a été édifié sur un crête du paysage, à 520 m d’altitude. Il comprend 30 blocs composant un cercle de quelque 30 m de diamètre, ce qui en fait un des plus grands du parc national du Dartmoor. Deux dates radiocarbone obtenues lors des premiers travaux correspondent à l’âge du Bronze ancien.

Ces premières recherches (megalithe.be de mai 2015), avaient permis, grâce à la géophysique, de repérer des anomalies suggérant la présence d’autres structures archéologiques encore enterrées.

Quatre tranchées viennent d’être réalisées dans le site en cette année 2016. La fouille avait divers objectifs : déterminer si les pierres étaient originellement dressées ; améliorer la chronologie du site en découvrant du matériel archéologique ; comprendre le développement de la tourbe et des paléosols pouvant être présents dans le site ; expliquer les anomalies repérées lors des prospections géophysiques préliminaires.

En fait, seul un des blocs était clairement dressé à l’origine. Les autres n’ont pas livré de fosses d’érection ou d’autres indices convaincants de dressement. Cette situation intrigue les archéologues qui estiment que la construction du monument n’a peut être pas été achevée ou que le site n’était pas destiné à durer.